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Texte libre

discours qui ont suscité, entretenu, banalisé et légitimé les thèses du FN:

- en 1976, le premier ministre Jacques Chirac déclare que ''la France ne devrait pas avoir autant de chomeurs puisqu'elle compte plus d'un million d'immigrés'' ;

- deux ans plus tard, le premier ministre Raymond Barre appelle à ''substituer la main d'oeuvre française à la main d'oeuvre immigrée'';

- en 1978, la scrétaire d'État à l'enseignement supérieur, Alice Saunier-Séïté, lance une grande campagne contre contre ''le trop plein d'étudiants du tiers-monde dans les Universités'' ; le ministre de l'intérieur Christian Bonnet dénonce ''ces étudiants qui viennent semer la vérole dans nos universités''  ;

- au début des années 1980, Georges Marchais et plusieurs élus communistes s'opposent à la construction de foyers de travailleurs immigrés dans les municipalités communistes, au nom du ''seuil de tolérance'' ;

- en 1982, le premier ministre socialiste, Pierre Mauroy, qualifie d'agitateurs ''intégristes'' des travailleurs immigrés en grève à l'usine Talbot de Flins, et il précise qu'ils n'ont ''rien à voir avec les réalités françaises'';

- à la même époque, Gaston Deferre introduit dans la législation la dérogation aux droits des étrangers pour raison d'ordre public'', et Georgina Dufoix impose les premières restrictions au regroupement familial ;

- en 1984, Laurent Fabius déclare que le Front national pose de ''bonnes questions'' ;

- en 1989, François Mitterrand déclare que ''le seuil de tolérance est dépassé'' ;

- en 1991, Jacques Chirac parle d'''overdose d'immigrés'', de bruit et d'odeur, et il soutient le principe de la ''préférence nationale'' ;

- le même année, Valéry Giscard d'Estaing parle d'''invasion'', et le Parti Communiste diffuse des tracts hostiles au regroupement familial.

Sans oublier, en 1993, 1997 et 1998, la lois Pasqua, Debré et Chevènement.


RAS L'FRONT OUI!

Le Collectif Ras l'front d'Evreux a été créé en avril 1997, face à la montée du F Haine et de ses acolytes locaux, en particulier le sieur Dupont à Evreux. La crise du FN en 98/99 et l'arrivée de Debré à la Mairie d'Evreux ont modifié la donne dans l'extrême-droite ébroïcienne. Mais la crise sociale et politique grandit: le référendum constitutionnel européen a été l'illustration supplémentaire de cette crise de représentation politique. Faute d'alternative aux politiques libérales, sociales ou pas, qui renforcent chaque jour plus les inégalités et les exclusions, c'est l'extrême-droite et la droite extrême souverainiste qui risquent encore de marquer des points aux prochaines consultations électorales. Et les politiques sécuritaires et xénophobes ne feront que légitimer les thèses lepénistes.




Lundi 11 juin 2007
RAS L’FRONT LOURDEMENT CONDAMNÉ !
lundi 11 juin 2007

Ras l’front, attaqué en justice par la Fondation Lejeune, est lourdement condamné !

Le 13 janvier 2005, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune, a tenu une conférence dans un établissement scolaire privé d’Avignon. Une manifestation de protestation a été appelée contre cette conférence sur « le contenu des lois bioéthiques », dont chacun sait que c’est une des « entrées » de la fondation Lejeune pour porter son message contre l’avortement . L’appel à cette manifestation, dénonçant la propagande de la Fondation Lejeune et de son président, ainsi que leurs liens avec les commandos anti-avortement, a été distribué et mis en ligne sur différents sites internet, dont celui de Ras l’front.

La fondation Lejeune et son président ont porté plainte pour diffamation contre le responsable de Ras l’front 84 et contre le webmestre du site Ras l’front. Le jugement du tribunal d’Avignon est tombé le 9 mai 2007 : pour chacun des deux militants, 1500 € d’amende, 1000 € de dommages et intérêts pour la fondation et son président, 1500 € pour les frais de justice, et enfin les frais de publication dans deux journaux. Soit plus de 8000 € au total !

En faisant condamner financièrement deux militants antifascistes, la fondation Jérôme Lejeune cherche à museler l’association Ras l’front mais au-delà, à faire un exemple en direction de tous les défenseurs des droits des femmes et, en particulier, des défenseurs du droit à l’avortement.

Car, si la fondation Lejeune est connue pour ses recherches médicales et les soins sur la trisomie 21 et d’autres maladies génétiques, elle l’est également pour son activité contre l’avortement. Ainsi, la fondation participe à des manifestations comme la Life Parade, sa vice-présidente (veuve du professeur Lejeune) est membre du comité de soutien de la « Marche pour la vie 2007 » organisée par « 30 ans ça suffit » (1). Sur son site « Généthique », la fondation Lejeune relaie les informations anti-avortement du monde entier. Récemment, son président, JM Le Méné, interpellait les candidats à la présidence de la République : « Mon seul critère de vote est le respect de la vie commençante. Je ne pourrai pas voter pour un candidat qui accepte de tuer des enfants. » (2) Créée après la mort du professeur Lejeune en 1994, la fondation a obtenu (en moins d’un an !) la reconnaissance d’utilité publique, qui lui permet de recueillir des dons déductibles des impôts... Elle bénéficie évidemment du soutien du Vatican : Jérôme Lejeune était membre de « l’Académie pontificale pour la vie », le Pape Jean-Paul II s’est recueilli sur sa tombe en 1997 et une procédure de béatification est en cours.

A l’heure où la nébuleuse du lobby anti-avortement se fait entendre chaque année un peu plus, où le droit à l’IVG est battu en brèche, tant par la suppression de moyens alloués aux structures médicales que par l’action d’associations anti-avortement, à l’heure où la ministre Christine Boutin nomme comme chef de cabinet une personnalité connue pour ses positions extrémistes,

Ras l’front en appelle à la mobilisation pour la liberté d’expression, la défense des droits des femmes et de l’IVG. Pour Ras l’front, choisir de donner naissance ou non est un droit intouchable : c’est pourquoi nous avons décidé de faire appel du jugement.

Afin de porter publiquement cette lutte légitime, de défendre le droit à l’avortement, d’accompagner les militants inculpés, nous appelons à la mobilisation massive de toutes et de tous lors du procès en appel qui devrait se tenir le 12 octobre 2007, à 8h30, à la cour d’appel de Nîmes.

 

Ras l’front ne pouvant faire face seul aux conséquences financières de ce procès, nous appelons également à la solidarité financière : vous pouvez adresser vos dons à Ras l’front, BP 87, 75561 Paris Cedex 12, mention « solidarité avignon »

(1) Collectif créé à l’occasion du 30e anniversaire de la Loi Veil, légalisant l’interruption volontaire de grossesse en janvier 1975, « 30 ans ça suffit » regroupe de nombreuses associations anti-avortement : Laissez-les vivre, la Trêve de Dieu, Renaissance catholique ...

(2) Interview à « famille chrétienne » 21-27/04/2007.

Ras l’front, le 11 juin 2007

par Raslfront publié dans : Communiqués
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Dimanche 8 avril 2007

 Manifestation festive mercredi 11 Avril

(pique-nique, musique, danse...) 

de 13h à 17h

devant la  Préfecture d'Evreux

Tous de blanc vêtus

Pour le soutien à la famille Da Silva

à l'initiative

des élèves de Politzer
de leurs parents
de leurs enseignants


par Raslfront publié dans : raslfrontevreux
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Citations

Debré : un exemple émouvant d'acuité intellectuelle

On connaît l'habitude du président du Front National, Jean-Marie Le Pen, de « lâcher » de temps à autre une petite phrase du type « Durafour-crématoire », afin de rappeler à la partie la plus réactionnaire de son électorat qu'il est bien raciste, xénophobe et pétainiste, même s'il joue le démocrate.
Mais ces clins d'yeux ne sont hélas pas seulement le fait de l'extrême-droite. En son temps, Michel Rocard avait dit, en parlant de l'immigration que « le seuil de tolérance [était] atteint », Laurent Fabius avait été le premier à dire que « la France [ne pouvait] pas accueillir toute la misère du monde », et Jacques Chirac avait parlé, au sujet des étrangers, de « mauvaises odeurs ». Aujourd'hui, c'est le très démocrate Jean-Louis Debré, ministre de l'Intérieur, qui déclare : « Est-ce que vous acceptez que des étrangers viennent chez vous, s'installent chez vous, et ouvrent votre Frigidaire, se servent ? » (Le Monde, 30/04)
Outre une construction grammaticale dont l'indigence confine à l'illétrisme (est-il français au moins ce type ?), des répétitions qu'un enseignant magnanime jugerait inacceptables dans une copie de 6ème et le fait que non, je n'ai pas de Frigidaire (dont la fabrication a été stoppée en 1963) mais un Brandt, Jean-Louis Debré fait appel aux plus vils des comportements humains, l'inhospitalité et la ladrerie.
Que les affaires intérieures du pays soient confiées à un illettré, passe encore, nous avons l'habitude, à un avare sordide, bôf, c'est naturel dans une société où le premier des droits est la propriété, mais qu'elles soient confiées à un type qu'est pas fichu de dire « réfrigérateur », ça nous dépasse ! D'autant que ça fait presque deux siècles que les pays industrialisés se servent généreusement dans le frigo des pays pauvres..

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