discours qui ont suscité, entretenu, banalisé et légitimé les thèses du FN:
- en 1976, le premier ministre Jacques Chirac déclare que ''la France ne devrait pas avoir autant de chomeurs puisqu'elle compte plus d'un million d'immigrés'' ;
- deux ans plus tard, le premier ministre Raymond Barre appelle à ''substituer la main d'oeuvre française à la main d'oeuvre immigrée'';
- en 1978, la scrétaire d'État à l'enseignement supérieur, Alice Saunier-Séïté, lance une grande campagne contre contre ''le trop plein d'étudiants du tiers-monde dans les Universités'' ; le ministre de l'intérieur Christian Bonnet dénonce ''ces étudiants qui viennent semer la vérole dans nos universités'' ;
- au début des années 1980, Georges Marchais et plusieurs élus communistes s'opposent à la construction de foyers de travailleurs immigrés dans les municipalités communistes, au nom du ''seuil de tolérance'' ;
- en 1982, le premier ministre socialiste, Pierre Mauroy, qualifie d'agitateurs ''intégristes'' des travailleurs immigrés en grève à l'usine Talbot de Flins, et il précise qu'ils n'ont ''rien à voir avec les réalités françaises'';
- à la même époque, Gaston Deferre introduit dans la législation la dérogation aux droits des étrangers pour raison d'ordre public'', et Georgina Dufoix impose les premières restrictions au regroupement familial ;
- en 1984, Laurent Fabius déclare que le Front national pose de ''bonnes questions'' ;
- en 1989, François Mitterrand déclare que ''le seuil de tolérance est dépassé'' ;
- en 1991, Jacques Chirac parle d'''overdose d'immigrés'', de bruit et d'odeur, et il soutient le principe de la ''préférence nationale'' ;
- le même année, Valéry Giscard d'Estaing parle d'''invasion'', et le Parti Communiste diffuse des tracts hostiles au regroupement familial.
Sans oublier, en 1993, 1997 et 1998, la lois Pasqua, Debré et Chevènement.
RAS L'FRONT OUI!
Le Collectif Ras l'front d'Evreux a été créé en avril 1997, face à la montée du F Haine et de ses acolytes locaux, en particulier le sieur Dupont à Evreux. La crise du FN en 98/99 et l'arrivée de Debré à la Mairie d'Evreux ont modifié la donne dans l'extrême-droite ébroïcienne. Mais la crise sociale et politique grandit: le référendum constitutionnel européen a été l'illustration supplémentaire de cette crise de représentation politique. Faute d'alternative aux politiques libérales, sociales ou pas, qui renforcent chaque jour plus les inégalités et les exclusions, c'est l'extrême-droite et la droite extrême souverainiste qui risquent encore de marquer des points aux prochaines consultations électorales. Et les politiques sécuritaires et xénophobes ne feront que légitimer les thèses lepénistes.
PARIS, 15 AVRIL 2007 : MANIF ANTIFASCISTE CONTRE LE MEETING DU F N
MANIFESTATION ANTIFASCISTE
CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL
Dimanche 15 Avril A 13h 30 à Paris- Montparnasse
Paris, 15 avril 2007 : manif antifasciste contre le meeting du Front National (FN) Dimanche 15 avril aura lieu au palais des sports le meeting parisien de Jean Marie Le Pen. Il sera le point d’orgue de la mobilisation autour du leader d’extrême droite à une semaine du premier tour des élections présidentielles. Les tentatives d’institutionnalisation et la stratégie de relookage du front national ne nous font pas oublier son vrai visage : le front national distille depuis plus de trente ans son discours et son idéologie raciste, sexiste, homophobe et antisociale.
A l’approche du scrutin présidentiel, le FN développe une partie de sa campagne sur le thème de « l’insécurité sociale ». Devant la réalité de ce fléau, il prétend représenter les populations victimes des politiques libérales et avance comme seule solution le principe de la préférence nationale en matière d’accès à l’emploi, au logement et aux prestations sociales. Son unique réponse à la précarité et au chômage est l’exclusion de toute une partie de la population vivant en France créant une société d’apartheid fermée sur elle-même. Son projet soit disant social s’oppose aux intérêts du monde du travail, c’est, entre autres, la suppression du modèle de retraite par répartition et son remplacement par des fonds de pensions, c’est le renforcement des cadeaux fiscaux au patronat, c’est l’augmentation du temps de travail, c’est l’interdiction de se syndiquer et de faire grève, c’est le retour des femmes à la maison... Nous refusons et rejetons la réponse "national-social" du FN.
Comme en 2002, ce n’est pas seulement l’activisme de l’extrême droite qui nous inquiète, mais aussi l’écho toujours grandissant de ses idées dans la société française. Dénoncer l’écho grandissant des idées de l’extrême droite dans la société française ne nous suffit plus. Combattons l’application d’une partie de son programme par la droite au pouvoir. Le centrage du débat politique sur les questions sécuritaires et d’immigration assumé par une droite musclée, décomplexée et agressive, et accepté par une certaine gauche nous préoccupe. Même si Le Pen ne parvient pas en 2007 à réitérer son succès de 2002, une bonne partie de ses idées pourraient bien franchir le cap du premier (et du second) tour de la prochaine présidentielle.
A Lille, Nantes, Marseille ou Toulouse des milliers de militants antifascistes se sont déjà mis en mouvement pour réaffirmer qu’il est hors de question de laisser l’extrême droite, une fois de plus, exprimer sa haine et sa démagogie sans riposter. N’attendons pas le résultat des élections pour que la vigilance antifasciste s’exerce. Lutter contre le Front national, c’est s’attaquer aux causes du fascisme en se donnant les moyens par nos luttes quotidiennes d’imposer l’égalité économique et sociale.
MANIFESTATION ANTIFASCISTE
CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL
Dimanche 15 Avril A 13h 30 à Paris- Montparnasse
Premiers signataires : CNT-RP, Collectif Antifa Tolbiac, Initiative Antifasciste Unitaire, Information Syndicale Antifasciste, Panthères roses, Ras l’Front-RP, Scalp Paris.
Le FN a été condamné, le 27/02/2007, par le conseil de prud'hommes de Limoges pour travail dissimulé. Il avait employé un garde du corps sans établir de bulletin de salaire. L'association Front national pour l'unité française, devra donc verser 9000 euros de dommages et intérêts pour travail dissimulé. Le conseil de prud'hommes, considérant que le rupture du contrat étant abusive, comdamne donc à payer, outre les 9000 Euros, 553 euros à titre d'indeminité de congés payés, 1500 euros pour défaut de procédure de licenciement, 750 euros à titre d'indeminité de préavis.(La Montagne, 28/02/2007).
18 janvier 2007
Bruno Gollnisch
Le numéro 2 du Front national a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et à 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Lyon pour ses propos sur les chambres à gaz tenus devant la presse en octobre 2004. Le tribunal a exigé que le jugement soit publié dans les médias des journalistes présents lors de la conférence de presse d'octobre 2004. Bruno Gollnisch a également été condamné à verser un montant total de 55.000 euros de dommages et intérêts aux différentes parties civiles, dont le MRAP, la Licra et l'Union des étudiants juifs de France..(AFP, Le Nouvel Observateur, 18/01/2007).
8 décembre 2006
Michel Guégan, Nicolas Paz, Anthony Savino et Damien Gallaud
La cour d'assise de Haute-Savoie a condamné à de la prison ferme les quatre prévenus comparaissant pour l'incendie d'une mosquée à Annecy et d'une salle de prière musulmane dans sa banlieue dans la nuit du 4/5 mars 2004. Michel Guégan, 25 ans, surnommé "SS", Nicolas Paz, 29 ans, ancien hooligan fréquentant les tribunes du Parc des Princes, et Anthony Savino, ex-militaire de 24 ans, ont tous trois été condamnés à 5 ans de prison. Nicolas Paz bénéficie cependant d'un sursis d'un an, et de deux ans pour Anthony Savino. Nicolas Paz et Anthony Savino reçoivent aussi obligation de soins et sont astreints à trois ans de mise à l'épreuve. Damien Gallaud, quatrième prévenu, décrit par ses complices plus comme un suiveur que comme un meneur, n'est condamné qu'à trois ans de prison, dont deux fermes. Ayant déjà effectué un an de détention provisoire, il sort libre à l'issue de ce procès.(Le Nouvel Observateur, 10/12/2006).
18 octobre 2006
Bruno et Catherine Mégret
Poursuivis pour détournement de fonds publics, Catherine et Bruno Mégret ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Marseille à huit mois de prison avec sursis, à une amende de 8.000 euros chacun et à une interdiction du droit de vote durant un an. L'ancienne maire de Vitrolles était poursuivie pour avoir détourné 74600 euros pendant son mandat (1997/2002), finançant l'envoi de courriers «sortant de l'objet communal"». C'est- à- dire des milliers de courriers destinés à la propagande du MNR et à la candidature de son époux à la présidentielle de 2002(Libération, Le Monde 17/10/2006).
3 octobre 2006
Robert Faurisson
Reconnu coupable, mardi 3 octobre, par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris de "complicité de contestation de l'existence de crime contre l'humanité". Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis et devra s'acquitter d'une amende de 7 500 euros. Il avait notamment déclaré sur une chaîne de télé iranienne : "Il n'a jamais existé une seule chambre à gaz d'exécution chez les Allemands, pas une seule. (...) Par conséquent, ce que des millions de touristes visitent à Auschwitz, c'est un mensonge, c'est une falsification, c'est une tromperie pour touristes".(Le Monde, 04/10/2006).
26 juin 2006
Jeunesses Identitaires de Nice
Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2005, après une réunion publique, à Nice, un groupe d'individus, équipés de diverses armes de catégorie 6, appartenant au groupuscule d'extrême droite « jeunesses identitaires », a agressé successivement deux personnes d'origine africaine en raison de leur race. Le tribunal de Nice avait condamné ces individus le 26 juin 2006 aux peines suivantes : - Gouillon Bertrand : 1000 Euros d'amendes - Haget Antoine : 1 an d'emprisonnement dont 10 mois avec sursis - Haget Guillaume : 1 an d'emprisonnement dont 10 mois avec sursis - Roudier Olivier : 1000 euros d'amende - Roze Julien : 1 an d'emprisonnement dont 8 mois avec sursis - Torrente Johann : 1 an d'emprisonnement dont 10 mois avec sursis. Les frères Haget et Roze Julien ont fait appel.(ADN, http://ademonice.free.fr/).
17 mai 2006
Georges Theil
Confirmation par la cour d'appel de Lyon de la condamnation à six mois de prison ferme et à 10 000 euros d'amende contre Georges Theil pour « contestation de crime contre l'humanité » Georges Theil est également condamné à verser à chacune des neuf parties civiles (contre onze en première instance) la somme de 3 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 500 euros de frais de justice à huit d'entre elles.(L'Humanité, 18/05/2006).
14 avril 2006
Joël Sambuis
Le responsable français du site Internet "SOS Racaille", réfugié en Russie, a été condamné par contumace par le tribunal correctionnel de Toulon pour "diffamation", après la diffusion, sur son site, d'une liste d'avocats accusés de "défendre la racaille anti-France", a-t-on appris, jeudi 13 avril, de source officielle. Joël Sambuis, militant d'extrême droite, en fuite depuis plusieurs années après une condamnation pour des escroqueries sur Internet, s'est vu infliger la peine maximale encourue, soit 12 000 euros. Son site, fermé en 2003, reprenait à son compte une liste de 220 avocats disponible sur le site de l'ONG SOS Racisme. "Vous cherchez un avocat ? Si vous faites partie de la racaille, celle qui crache sur le pays où elle vit, choisissez-en un dans la liste", pouvait-on y lire. Le site "pastichait" le site Internet de SOS Racisme en détournant la main "Touche pas à mon pote" en un poing sur lequel figurait "Casse-toi mon pote". (Le Monde, 14/04/2006).
3 janvier 2006
Georges Theil
Georges Theil, ancien conseiller régional FN, a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison ferme et 10000 euros d'amende pour contestation de crimes contre l'humanité, conformément au réquisitoire du procureur. Theil, 65 ans, conseiller régional de 1988 à 2004, devra également verser 4000 euros à chacune des 11 parties civiles et faire publier la décision dans les quotidiens Libération et Le Progrès. Le 14 octobre 2004, lors d'une interview à TV8 Mont-Blanc, enregistrée dans les couloirs du Conseil régional de Rhône-Alpes, Georges Theil avait dénoncé "le fantasme" des chambres à gaz. (La Montagne, 4/1/2006).
23 novembre 2005
Patrick Binder
Condamnation de Patrick Binder et de Xavier Codderens à 5.000 euros d'amende chacun pour provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse. Ils devront également payer la publication du jugement dans la presse régionale et verser solidairement 1.000 euros d'amende à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) qui s'était portée partie civile. (Reuters, 21/11/2005).
14 novembre 2005
Patrick Binder
Poursuite de Patrick Binder (et de Xavier Codderens, également conseiller régional FN) sur citation directe du parquet pour «provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse». C'est la troisième fois en deux ans que Patrick Binder doit répondre de ses propos devant la justice (une première condamnation annulée pour une question de forme en appel et en cassation ; une autre condamnation en première instance, de laquelle l'élu a fait appel). Binder et Codderens ont distribué début 2005, des tracts intitulés «Pas de cathédrale à La Mecque, pas de mosquée à Strasbourg !» dans lesquels ils disaient «non à l'islamisation de l'Alsace». Il s'agissait de protester contre l'octroi, par le conseil régional, d'une subvention pour la construction de la grande mosquée de Strasbourg . A l'appui des mots, un dessin s'inspirant de l'Angélus de Millet représentait deux paysans prosternés en plein champ, un minaret à l'horizon. Le procureur a requis 4 à 6 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende, pour "incitation à la haine religieuse". (Libération, 15/11/2005).
7 octobre 2005
Georges Theil
Le Tribunal de Grande Instance de Limoges a condamné, vendredi 7 octobre, Georges Theil, ancien conseiller régional de Rhône-Alpes, à 6 mois de prison ferme, à 5 ans d'inéligibilité et à 30 000 euros d'amende pour contestation de crimes contre l'humanité. La condamnation est assortie d'une publication du jugement dans Le Monde, Le Figaro et dans divers quotidiens régionaux (Le Populaire du Centre). Georges Theil avait publié, sous le pseudonyme de "Gilbert Dubreuil" un ouvrage négationniste intitulé "Un cas d'insoumission, comment on devient révisionniste" (Samizdat Publications, publication faite à l'étranger sans dépôt légal) et avait notamment expédié cet ouvrage au résistant Georges Guingouin. Dans cet ouvrage, fondé sur de nombreuses références à Robert Faurisson et Maurice Bardèche, il avait considéré, sans honte aucune, les "chambres à gaz"comme "suspectes" et relevant de la "fiction" et du "bobard" en concluant ignominieusement à "l'impossibilité radicale d'un processus d'extermination de masse dans les locaux et aux lieux prétendus". (Collectif Bellaciao, 12/10/2005)
3 août 2005
Fabrice Robert
Le président du Bloc Identitaire, Fabrice Robert, poursuivi pour injure et diffamation à l'encontre du proviseur d'un lycée de Toul (Meurthe-et-Moselle), a été condamné ce jour à 5.000 euros d'amende (dont 3.500 euros avec sursis) et 1500 euros de dommages-intérêts au proviseur, partie civile. Fabrice Robert, 33 ans, était jugé en tant que directeur de la publication du site internet des Jeunesses Identitaires - émanation du Bloc Identitaire - sur lequel un rédacteur avait écrit "Monsieur le Proviseur du lycée Majorelle de Toul vient d'interdire le port du barrington dans son lycée. Motif ? Il s'agit "d'un symbole d'appartenance à un groupe dont l'idéologie est le racisme". Pauvre chéri... Et la casquette de rappeur qui est le signe d'appartenance à un gang de dealer ou de racketteur, ça ne te gêne pas ? Vieux con de gauche, ça se soigne, docteur ?". Fin novembre 2005, la cour d'appel de Nancy a confirmé cette condamnation. (nouvelobs.com 13.08.05 et Ras l'front n°108 et 109)
27 mai 2005
Germaine Burgaz
La cour d'appel de Lyon a confirmé la peine de 1.500 euros d'amende infligée en première instance à une conseillère régionale FN de Rhône-Alpes, condamnée pour "provocation non publique à la discrimination ou à la haine raciale", a-t-on appris vendredi auprès de son avocat. En juillet 2004, lors d'un débat sur la politique de la ville en commission permanente du conseil régional de Rhône-Alpes, Germaine Burgaz, 72 ans, avait déclaré : "Quelle cohabitation? quand certaines villes comptent déjà plus de 65 nationalités ou races différentes (...) d'ailleurs n'y en aurait-il que deux, l'arabe et la juive, que nos rues seraient déjà à feu et à sang". (Le Monde/AFP 27/05/2005)
24 février 2005
Le Pen
La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi 24 février la condamnation de Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour incitation à la haine raciale, pour des propos sur les musulmans parus dans Le Monde du 19 avril 2003. Le président du FN a également été condamné à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la LDH, partie civile. Dans cet entretien au "Monde", le président du Front national avait affirmé : "Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont". "Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit 'Qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça, tu cherches la bagarre ?'. Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe", (LDH Toulon 25/02/2005)
8 avril 2004
Patrick Binder
Le leader du Front National en Alsace a été condamné le 8/04/2004 pour "provocation à la haine raciale" et "diffamation raciale" à 7.500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Mulhouse. Le conseiller régional d'extrême droite a également été condamné à payer un total de 2.000 euros aux deux parties civiles, la Licra et le MRAP, au titre des dommages et intérêts et frais d'avocats.
M. Binder était poursuivi pour la diffusion en octobre 2003 d'un fascicule intitulé "Le Petit Mulhousien" dans lequel il s'en prenait notamment aux "Sarrasins" de Mulhouse, en assimilant l'immigration à une "colonisation" de la ville. Un dessin titré "le drame des sans papiers" représentant un homme noir en train de déféquer dans une église hurlant "du papier!" était également à l'origine des plaintes des parties civiles.
M. Binder a été élu le 28 mars dernier au Conseil régional d'Alsace avec sept autres candidats du FN dont la liste a recueilli 22 % des suffrages. (AFP, TV5.org, 8/04/2004)
2 avril 2004
Le Pen
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10.000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l'an dernier dans une interview au quotidien Le Monde. Jean-Marie Le Pen devra également verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'homme et la même somme à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), qui étaient parties civiles.
Le dirigeant d'extrême droite était poursuivi pour des déclarations parues dans Le Monde daté du 19 avril 2003, dans lequel il affirmait : "Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont (...) et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux". (Libération, 2/04/2004)
24 février 2004
Philippe Comte (MNR)
Le 4 mars 2003, Philippe Comte, conseiller municipal MNR (Mouvement national républicain) de Saint-Denis, avait diffusé par télécopie un texte haineux évoquant « l'establishment juif » ou déclarant que « la plupart des Juifs qui comptent aux Etats-Unis poussent à l'apocalypse » ou encore « ce petit pays qu'est Israël... est totalement soutenu par un pays dominé par les Juifs ». L'élu, âgé de 49 ans, vient d'être condamné par le tribunal de police de Saint-Denis pour « provocation non publique à discrimination, en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion ». Le jugement a été rendu hier. Outré par le document qu'il jugeait « ouvertement antisémite », le député-maire (PCF) Patrick Braouezec avait décidé d'engager une action en justice « pour incitation à la haine raciale ». Le premier magistrat se constituait partie civile, « dans la mesure où en se prévalant de sa qualité de conseiller municipal, M. Comte portait gravement atteinte à la dignité et à l'honneur de la ville de Saint-Denis ». Le fidèle du parti de Bruno Mégret a été déclaré « coupable des faits qui lui sont reprochés » et est condamné à une peine d'amende de 500 ( Le Parisien , mercredi 25 février 2004)
14 février 2004
Le Pen
Le parquet du tribunal correctionnel de Paris a requis vendredi contre Jean-Marie Le Pen deux mois de prison avec sursis, 8 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité suite à une plainte pour provocation à la haine raciale déposée par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la Licra. Les deux organisations avaient saisi la justice après une interview du leader d'extrême droite dans le Monde du 19 avril 2003. Il y déclarait notamment : «Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. [...] Et vous n'avez plus qu'à filer sinon vous prenez une trempe.» Le jugement a été mis en délibéré au 2 avril. Après les élections régionales. (Libération, 14/02/2004)
17 octobre 2003
Claude Rousseau
La 17ème chambre du TGI de Paris vient de condamner pour provocation publique à la haine raciale Claude Rousseau, auteur d'un article contenant des propos racistes et antisémites paru dans la revue "Pacte"../devel/ et l'Abbé Guillaume de Tanouarn, directeur de la rédaction, à 3000 euros d'amende chacun, solidairement à verser un euro de dommages et intérêts à la Ligue des Droits de l'Homme qui s'était portée partie civile, à 1500 euros de frais de justice et à payer la publication du jugement dans un journal choisi par la partie civile. Extraits choisis de l'article : Les Maghrébins sont des « benladenistes en herbe ». Les « arabes envahissant Lutèce, Lugdunum ou Phocée, c'est la France qu'ils menacent d'étrangler ». Les juifs sont des « financiers transnationaux ». Il existe une « solidarité foncière entre ces deux mondes », une « collusion d'intérêts » pour affaiblir la France. (lesvertsparis.org et Témoignage Chrétien du 25/09/2003)
3 mai 2002
Le Front National, le Comité Le Pen Président et M. Le Pen lui-même ont été condamnés, en référé, à retirer immédiatement de leurs sites les clichés protégés de l'Agence France Presse (AFP) et de verser à celle-ci, à titre de provision, une somme de 1 000 Euros. Jugement confirmé par la Cour d'Appel de Paris (14ème chambre) le 6 novembre 2002 (www.foruminternet.org)
23 novembre 2001
Catherine Mégret
a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité et 50 000 F d'amende par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence pour « provocation à la discrimination raciale ». Elle avait dans un tract électoral intitulé "Bien chez nous" présenté l'immigration des cinq millions de musulmans résidants en France comme une "véritable colonisation à rebours". La maire de Vitrolles va faire appel, a annoncé, dans un communiqué, son mari Brunot Mégret. L'appel étant suspensif, elle conserve son mandat en attendant cet arrêt.
26 septembre 2001
Georges Theil
élu FN de l'Isère, condamné pour contestation de crimes contre l'humanité, à trois mois de prison avec sursis et 50 000 francs d'amende par la cour d'appel de Grenoble. (l'Humanité, 09/01/2001)
21 novembre 2000
Christian Mollier
Le gérant-propriétaire de "Terres celtiques" à Grenoble Christian Mollier ainsi que d'autres militants MNR de l'Isère ont d'ailleurs été condamnés pour l'attaque d'un meeting sur l'immigration algérienne en novembre 1999. Même si le tribunal correctionnel a été obligé d'abandonner les accusations de coups et blessures, port d'armes, en raison de l'imprécision des témoignages, les inculpés ont été jugés pour « entrave concertée à la liberté de réunion » et surtout pour « incitation à la haine raciale » pour divers slogans (qui figuraient sur les tracts distribués lors de la réunion, à savoir "La France aux Français" et "Les Fellagas à la Casbah"). Ils ont été condamnés les uns et les autres à des amendes, à des peines de prison avec sursis (10 mois) et à la privation de leurs droits civiques (5 ans) (voir http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article205)
8 novembre 2000
Catherine Mégret
la maire MN de Vitrolles, a été condamnée par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, à 3 mois de prison avec sursis, 100 000 francs d'amende, 2 ans d'inéligibilité, 50 000 francs de dommages et intérêt pour l'Unaf (Union nationale des associations familiales), 1 franc symbolique pour le Mrap, la Licra, Sos Racisme, la Ligue des droits de l'homme, pour avoir créé à la mairie de Vitrolles une prime de naissance de 5 000 francs réservée aux familles de la commune dont un parent au moins est français ou ressortissant européen. Le tribunal correctionnel a estimé qu'une telle création était une discrimination et une provocation à la discrimination, la haine ou la violence (Libération, 9 novembre 2000, p. 23). La condamnation est confirmée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 18 juin 2001 (Libération, 19 juin 2001, p. 17). La cour d'appel confirme ainsi l'exception française, à savoir qu'en France la discrimination à l'égard des français et membres de l'Union européenne ne peut pas être une discrimination positive et relève de la "haine raciale".
10 septembre 1999
Le Pen
la Cour d'appel de Versailles considère que la réitération des propos pour lesquels il a déjà été condamné, ("le point de détail", NDLR) sur le fondement de l'article 1382 du Code civil (responsabilité délictuelle), caractérise le trouble illicite et confirme le jugement de première instance. (MRAP, avril 2002)
10 juin 1999
Le Pen
le Tribunal d'instance de Munich condamne Le Pen à 12.000 DM d'amende pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre. ("le point de détail", NDLR) (MRAP, avril 2002)
12 février 1999
Philippe DUMEZ
Condamné en appel pour diffamation : lors d'une scéance du CM de Lyon, il avait déclaré être "très sceptique quant à la légalité des actions entreprises par la CRARDDA" (Comité Rhodanien d'Accueil des Réfugiés et de Défense du Droit d'Asile". Les activités de cet organismes lui semblaient "plutôt collaborer à l'installation à Lyon d'immigrés clandestins et hors la loi". (www.vertsrhonealpes.ouvaton.org)
25 novembre 1998
Le Pen
est reconnu coupable d'avoir tenu des propos sur l'inégalité des races avec B.Megret (25/11/1998). Condamné à verser 10 000F a L'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier a ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication) (UEJF : http://www.uejf.org).
9 septembre 1998
Le Pen
est condamné pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front National. (l'Humanité 16/11/1998)
2 avril 1998
Le Pen
est condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la Cour de Cassation) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour "violences en réunion" et "injures publiques" après avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal lors des législatives de 1997. (Le Monde, 21/3/1998)
9 mars 1998
Catherine Mégret
la cour d'appel d'Aix en Provence confirme la condamnation à trois mois de prison avec sursis et 50.000 francs d'amende de Catherine Mégret, maire de Vitrolles, pour "complicité de provocation à la haine raciale". Catherine Mégret avait notamment déclaré à un quotidien allemand que "les immigrés (...) font des gamins pour toucher les allocations, ils ne les élèvent même pas". (L'Humanité, 28 mars 1998)
19 et 20 février 1998
Le Pen
comparaissait devant le tribunal correctionnel de Versailles pour "violences en réunion" et "injures publiques"... pour avoir violemment pris à partie lors de la campagne pour les législatives 1997 la candidate socialiste opposée à sa fille (Marie-Caroline Le Pen), ainsi qu'un maire et deux adjoints communistes. Le procureur a requis trois mois de prison, assortis éventuellement du sursis, ainsi que la privation de ses droits civiques et familiaux pour une durée de deux ans, ce qui le rendrait inéligible. Jugement le 2 avril. (L'Humanité, 28 mars 1998)
16 février 1998
Catherine Mégret
est reconnue coupable d'injures envers un ancien employé de Vitrolles (16/02/1998). Renversé par une voiture le jour du 2nd tour des municipales, cet homme a été traité de "délinquant" par C.Megret sur C+. C'est tout ce que le maire a trouvé a dire sur les circonstances de cet accident. 2 mois avec sursis, 20 000F d'amende.
Janvier 1998
Catherine Mégret
maire de Vitrolles et épouse du numéro 2 du FN, a été condamnée en première instance par le TGI de Versailles à 3 mois de prison avec sursis et 50 000 francs d'amende en janvier 1998 pour " provocation publique à la discrimination raciale " concernant ses propos sur " l'inégalité des races " dans le journal allemand "Berliner Zeitung" et l'annonce faite par elle de mesures municipales discriminatoires. Ce jugement a été confirmé en appel par arrêt du 9/3/98. La cour de cassation a cassé le 19 juin 2001 l'arrêt de la cour d'appel pour "défaut de base légale".
26 décembre 1997
Le Pen
le tribunal de Nanterre condamne le chef du FN au franc symbolique pour avoir, à Munich, déclaré que "sur un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail". A la suite de ces déclarations, Jean-Marie Le Pen a été mis en examen pour "contestation de crimes contre l'humanité". (L'Humanité, 28 mars 1998)
Novembre 1997
Marie Thérèse Philippe
élue lepéniste de Pontoise, se promenait dans sa voiture entre les deux tours d'élections municipales partielles avec ses quatre colleurs d'affiches et ... un pistolet à grenailles!
Octobre 1997
Louis de Noëll
(Secrétaire départemental du FN) est reconnu coupable de détournement de fond . Il avait utilisé de l'argent de la socité dont il est le gérant pour s'acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50 000F d'amende.
26 septembre 1997
Antoinette Martinet
conseillère municipale FN à Maison-Lafitte, a été reconnue coupable de provocation à la haine, la violence et la discrimination à propos de ce qu'elle a écrit dans un texte intitulé « Notre France supprimée de la carte ». Elle a été condamnée par le tribunal correctionnel de Versailles à un mois de prison avec sursis, 30 000 francs de dommages et intérêts, et 5 ans d'interdiction de droits civiques. Le jugement a été confirmé par la cour d'appel de Paris le 28/01/98. (CRIF, mai 2002)
4 juillet 1997
Le Pen
Le tribunal de Paris condamne Jean-Marie Le Pen à 5 000 francs d'amende pour avoir traité de " gros zébu fou " le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla. (l'Humanité, 18/11/1998)
15 avril 1997
Denis de Bouteiller et Philippe Dumez
Deux responsables lyonnais du Front national, Denis de Bouteiller, secrétaire de la fédération du Rhône, conseiller régional, et Philippe Dumez, conseiller municipal de Lyon, sont condamnés à trois mois de prison avec sursis, à 5000 francs d'amende et à l'interdiction d'exercer une fonction publique pendant un an. En novembre 1996, un commando d'une trentaine de membres du Front national avaient violemment interrompu une représentation de théatre, Oncle Vania, où Michel Noir, ancien maire de Lyon, interprétait un rôle. Trois autres militants du FN, dont une institutrice, Liliane Boury, ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis et 2000 francs d'amende, en plus du franc symbolique.
10 avril 1997
Marc Lyoen
secrétaire général du FN de Maine et Loire, condamné à 6 mois de prison et à des amendes par le tribunal de Saumur pour avoir employé des clandestins. (CRIF, mai 2002)
1er avril 1997
Claude Jaffrès
conseiller régional du FN, condamné avec trois autres militants du DPS, à un an de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques, civils et familiaux pour « abus d'autorité et usurpation de fonction » pour s'être fait passer pour des policiers et avoir contrôler des jeunes gens lors du congrès du FN à Strasbourg. (CRIF, mai 2002)
26 mars 1997
Xavier Voute
le TGI de Paris a condamné Xavier Voute, conseiller municipal (FN) du XIXe arrondissement, à 3 000 F d'amende pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l'Front lors d'une rixe sur un marché. (réseau Voltaire 1997)
6 janvier 1997
Le Pen
Le tribunal de Strasbourg condamne Jean-Marie Le Pen à verser 1 franc symbolique pour diffamation à l'association Ras l'Front, qu'il avait qualifiée de " mouvement de tueurs de flics ".
15 novembre 1996
Le Pen
condamné pour avoir " gravement porté atteinte " à un magistrat, après avoir déclaré : " Un jugement n'est pas la bible ".(www.vidal.org)
22 octobre 1996
Eric Delcroix
condamné, le 22 octobre 1996, par la XVIIe chambre correctionnelle du T.G.I. de Paris "pour contestation de crime contre l'humanité" à 20 000 francs d'amende pour son livre "La police de la pensée contre le révisionnisme." (Collectif Bellaciao, 12/10/2005)
15 Août 1996
Katherine d'Herblais
Les deux dogues allemands de Katherine d'Herblais, conseillère régionale FN de Picardie, égorgent 48 brebis et en blessent une centaine d'autres. Un garde-chasse, survenu lors du massacre, doit se réfugier dans une voiture pour protéger sa carotide. 400 000 F de préjudice. Une plainte est en cours d'instruction. (CRIF, mai 2002)
23 juillet 1996
Roger Fabrègues
Candidat municipal FN, a été reconnu coupable de trafic de drogue (23/07/1996). Il avait profité d'un voyage au Maroc pour importer du haschisch (2 ans de prison). Il a fait appel.
8 janvier 1996
Sylvain Ferrua
conseiller municipal FN à Fréjus (Var), se porte caution pour le salon de massage maison de passe de sa compagne, Marie Pierre Nédélec, prostituée et « mère maquerelle ». Condamné à un an de prison avec sursis et 50 000 F pour proxénétisme. (CRIF, mai 2002)
Novembre 1995
Marcel Mazières
ancien adjudant chef parachutiste, candidat FN aux élections municipales de 1995 à Aix, envoie au professeur de philosophie de son fils une lettre anonyme. Extrait : « Vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible. » 5 000 F d'amende, 5 000 F de dommages et intérêts et affichage du jugement pendant un mois à la porte du lycée. (CRIF, mai 2002)
8 novembre 1995
Le Pen
est condamné à un redressement de 1,4 Million de francs par le tribunal administratif, pour avoir « oublié » de déclarer des plus-value boursières.
Octobre 1995
Francis Watez
avocat et conseiller municipal FN à Lens, placarde dans la ville des affiches proclamant « Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors » et « Refuser l'intégration de ces sauvages est un devoir national ». Deux ans d'inéligibilité et 50 000 F d'amende pour incitation à la discrimination raciale. (CRIF, mai 2002)
juin 1995
Denis Monteiller
candidat FN à Bischheim (Bas Rhin), inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste pressentie par son parti aux municipales. Sans les avoir prévenues. Le Conseil d'Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière » (CRIF, mai 2002)
20 avril 1995
Marc Georges
ex-député FN, condamné à 18 mois de prison ferme pour blessure par balle d'un jeune homme. (CRIF, mai 2002)
21 février 1995
trois colleurs d'affiches du FN sont impliqués dans le meurtre d'un jeune homme d'origine comorienne, Ali-Abdallah. Les trois hommes comparaîtront dans quelques mois devant les assises des Bouches-du-Rhône. (L'Humanité, 28 mars 1998)
2 Août 1994
Raynald Liekens
A Cannes, Raynald Liekens, encarté FN depuis un mois et demi, assassine sa logeuse, Henriette Barsky, ancienne déportée. Commentaire du meurtrier : « Elle était gentille avec moi alors que personne ne l'avait été jusque-là, mais quand j'ai appris qu'elle était juive, j'ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche. » Condamné à perpétuité. (CRIF, mai 2002)
1994
Guillaume d'Herbais
beau-frère du maire FN de Toulon J-M Le Chevalier : condamné pour abus de biens sociaux au détriment d'une caisse de retraite (50 millions de francs). (CRIF, mai 2002)
1994
L. Mirabaud
financier de J-M Le Pen, a été condamné à 11 mois pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier. (CRIF, mai 2002)
1994
Le Pen
Jean-Marie Le Pen hérite de Henri Bussière (500 000 F). Le défunt, connu pour avoir souffert de troubles psychiatriques, avait déclaré vouloir léguer ses biens au Front. Le secrétaire financier du parti lui avait alors indiqué qu'il fallait verser l'argent à Le Pen et à lui seul, Annulation du testament par la cour d'appel de Nancy en octobre 1997. Condamnation de Le Pen aux dépens), qui doit verser 5 000 F à la soeur du défunt. (Réseau Voltaire, 1er octobre 1998)
3 juin 1993
Le Pen
la cour d'appel de Paris confirme la condamnation de Jean-Marie Le Pen à 10.000 francs d'amende pour son "calembour" au sujet de Michel Durafour, lors du discours de clôture de l'université d'été du FN en 1988.Le Pen avait ironisé sur les déclarations électorales de "M. Durafour-crématoire". (L'Humanité, 28 mars 1998)
12 mars 1993
les assises du Var condamnent un candidat du FN à Trets à huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'Abdallah Moktari, vingt-cinq ans. (L'Humanité, 28 mars 1998)
27 mai 1992
Le Pen
Le tribunal de Paris condamne Jean-Marie Le Pen pour diffamation à 1 franc de dommages et intérêts pour avoir qualifié Jean-Christophe Cambadélis, animateur du Manifeste contre le Front national, d' " ami des organisations terroristes allemandes ". (Le Monde, 21/3/1998)
Avril 1992
Jean Claude Poulet
il cognait sa femme depuis quinze ans. Cet artisan ferblantier de Haute Saône, ancien candidat du FN aux élections cantonales et régionales voulait ainsi « la stimuler, car elle n'était pas très courageuse au travail. Il fallait que je la stimule assez fréquemment » a-t-il précisé au procès. Quatre mois de prison avec sursis. (CRIF, mai 2002)
18 décembre 1991
Le Pen
Jean-Marie Le Pen est condamné à 100 000 francs de dommages et intérêts par la cour d'appel de Versailles pour "banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible" pour avoir affirmé, lors de l'émission " Le grand jury RTL- Le Monde " du 13 septembre 1987, à propos de la contestation des chambres à gaz par des écrivains révisionnistes : " Je n'ai pas étudié la question mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale" . (Le Monde, 21/3/1998)
30 novembre 1991
Pascal Bernard de Leersnyder
conseiller régional FN de Lorraine, enseigne l'allemand au fils de sa compagne, Arnold, cinq ans. A coup de poing, de pied. Des heures, comme cela. L'enfant saigne. Pour le débarbouiller, Leersnyder lui plonge la tête dans la cuvette des WC. (« Il n'était pas digne de la salle de bains »). Treize mois de prison, dont dix ferme. (CRIF, mai 2002)
23 mai 1991
Le Pen
La cour d'appel de Lyon confirme l'interdiction de l'affiche du Front national " SIDA : Socialisme, Immigration, Drogue, Affairisme ". Les juges expliquent : " L'utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées". Le Front national est condamné à verser des dommages et intérêts aux associations demanderesses. (www.vidal.org)
Debré : un exemple émouvant d'acuité intellectuelle
On connaît l'habitude du président du Front National, Jean-Marie Le Pen, de « lâcher » de temps à autre une petite phrase du type « Durafour-crématoire », afin de rappeler à la partie la plus réactionnaire de son électorat qu'il est bien raciste, xénophobe et pétainiste, même s'il joue le démocrate. Mais ces clins d'yeux ne sont hélas pas seulement le fait de l'extrême-droite. En son temps, Michel Rocard avait dit, en parlant de l'immigration que « le seuil de tolérance [était] atteint », Laurent Fabius avait été le premier à dire que « la France [ne pouvait] pas accueillir toute la misère du monde », et Jacques Chirac avait parlé, au sujet des étrangers, de « mauvaises odeurs ». Aujourd'hui, c'est le très démocrate Jean-Louis Debré, ministre de l'Intérieur, qui déclare : « Est-ce que vous acceptez que des étrangers viennent chez vous, s'installent chez vous, et ouvrent votre Frigidaire, se servent ? » (Le Monde, 30/04) Outre une construction grammaticale dont l'indigence confine à l'illétrisme (est-il français au moins ce type ?), des répétitions qu'un enseignant magnanime jugerait inacceptables dans une copie de 6ème et le fait que non, je n'ai pas de Frigidaire (dont la fabrication a été stoppée en 1963) mais un Brandt, Jean-Louis Debré fait appel aux plus vils des comportements humains, l'inhospitalité et la ladrerie. Que les affaires intérieures du pays soient confiées à un illettré, passe encore, nous avons l'habitude, à un avare sordide, bôf, c'est naturel dans une société où le premier des droits est la propriété, mais qu'elles soient confiées à un type qu'est pas fichu de dire « réfrigérateur », ça nous dépasse ! D'autant que ça fait presque deux siècles que les pays industrialisés se servent généreusement dans le frigo des pays pauvres..